Depuis son entrée en vigueur le 15 février 2025, l’exonération sur les dons familiaux pour l’achat immobilier ou la rénovation énergétique suscite de nombreuses interrogations. Bien que saluée par le Conseil supérieur du notariat, cette mesure est critiquée pour ses imprécisions et ses conditions d’application strictes, laissant les bénéficiaires dans l’incertitude face à une possible requalification fiscale.
Pourquoi ce dispositif, pourtant prometteur, rencontre-t-il autant de difficultés ? Quels sont les points de friction qui inquiètent tant les familles et les professionnels ? Découvrez les enjeux cachés derrière cette réforme et les solutions envisagées pour lever les ambiguïtés !
Entrée en vigueur et objectifs de l’exonération
L’exonération sur les dons familiaux, effective à partir du 15 février 2025, vise à faciliter la transmission de fonds pour l’achat immobilier ou la rénovation énergétique. Cette mesure est cruciale dans le contexte économique actuel, où l’accès à la propriété et l’amélioration énergétique des logements sont des priorités.
En encourageant ces investissements, le gouvernement espère dynamiser le marché immobilier tout en soutenant les ménages. Cependant, des précisions sur son application sont nécessaires pour éviter les hésitations des bénéficiaires face aux possibles requalifications fiscales.
Problèmes d’application et critiques des professionnels
Depuis son introduction, l’exonération sur les dons familiaux suscite des inquiétudes en raison de son champ d’application flou. Les bénéficiaires craignent une requalification fiscale, freinant ainsi l’utilisation du dispositif. Le Conseil supérieur du notariat (CSN) et les notaires ont exprimé leurs préoccupations concernant les imprécisions du texte et les modalités d’application jugées trop strictes.
Les professionnels critiquent notamment le délai de six mois pour l’utilisation des fonds, considéré comme trop court. Ils soulignent également la nécessité d’élargir l’éligibilité à d’autres situations, telles que les biens détenus en indivision ou les acquisitions via une SCI.
Conditions d’éligibilité pour l’exonération
Pour bénéficier de l’exonération, les fonds doivent être utilisés dans un délai de six mois suivant leur remise, que ce soit pour l’achat d’un logement neuf ou des travaux de rénovation énergétique. Le logement acquis doit être conservé pendant au moins cinq ans. Chaque donateur peut donner jusqu’à 100 000 euros, avec un plafond de 300 000 euros par bénéficiaire.
La mesure est applicable jusqu’au 31 décembre 2026. Ces conditions visent à encadrer strictement l’utilisation des fonds, mais soulèvent des questions sur leur flexibilité et leur adaptation aux réalités du marché immobilier.

