Une décision de justice relance l'alerte sur l'arnaque au faux RIB en France

Une décision de justice relance l’alerte sur l’arnaque au faux RIB en France

En 2022, une société d’achat-revente immobilier a été victime d’une arnaque au faux RIB, perdant 96 400 euros lors d’une transaction immobilière. Cette affaire a récemment pris un tournant judiciaire, mettant en lumière les imprudences dans la gestion des informations bancaires sensibles.

Comment cette décision de justice pourrait-elle influencer les pratiques futures ? Quels enseignements tirer pour éviter de telles arnaques ? Découvrez les détails de cette affaire et les implications pour les professionnels du secteur immobilier !

Une arnaque qui coûte cher

En 2022, une société spécialisée dans l’achat-revente immobilier a été victime d’une arnaque au faux RIB lors de l’acquisition d’un bien d’une valeur de 320 000 euros. L’escroquerie s’est produite lorsque la société a reçu un email frauduleux contenant des coordonnées bancaires modifiées, entraînant un virement de 96 400 euros vers le compte d’un escroc.

Cette fraude a eu un impact significatif sur la société, qui a dû engager des démarches judiciaires pour tenter de récupérer les fonds perdus. L’affaire a mis en lumière les risques liés à la transmission de données sensibles par email.

Les mécanismes de l’arnaque

Fin octobre 2022, le notaire en charge de la transaction immobilière a envoyé par email un récapitulatif des sommes à régler, accompagné du RIB de son étude. Le lendemain, un escroc a profité de cette occasion pour envoyer un email frauduleux, imitant parfaitement celui du notaire, mais avec un IBAN modifié. La société, ne suspectant rien, a transféré 96 400 euros sur le compte de l’escroc.

Quelques jours plus tard, le notaire, n’ayant pas reçu le paiement, a contacté la société, révélant ainsi l’arnaque. Malgré les efforts pour récupérer les fonds, seuls 27 792,62 euros ont pu être récupérés, laissant un préjudice de 68 607,38 euros. Cette situation a conduit la société à engager des poursuites judiciaires pour tenter de récupérer le reste des fonds perdus.

Le verdict du tribunal

En mars 2026, le tribunal judiciaire de Paris a rendu son verdict concernant l’affaire de l’arnaque au faux RIB. Le notaire a été jugé fautif pour imprudence, ayant envoyé le RIB par email sans précautions suffisantes. Cette négligence a conduit à sa condamnation à verser 48 025 euros à la société victime.

Cependant, le tribunal a également pointé la responsabilité partielle de la société, qui n’a pas vérifié l’authenticité de l’email reçu. Cette négligence a contribué à la réduction de la somme que le notaire doit verser, soulignant l’importance de la vigilance dans la gestion des transactions financières.